#002 Delphine Manivet

 

UN GOÛTER À L'HÔTEL LE PIGALLE
AVEC DELPHINE MANIVET

 

Fondatrice de Delphine Manivet
 Beautiful Mum de Adam 11 ans et demi et Brune 9 ans

 

Pour notre deuxième portrait nous sommes ravies de vous présenter la douce, charmante et très inspirante Delphine Manivet que nous avons eu la chance de rencontrer autour d'un goûter au très design hôtel Le Pigalle.  Confortablement installées dans un fauteuil danois design ou sur une chaise style année 70 nous avons pu échanger avec elle sur son parcours et le formidable succès de sa marque de robes de mariées Delphine Manivet

On rêverait presque de se remarier chaque année juste pour avoir l'occasion de porter une de ses sublimes créations ! 

Delphine nous a séduites par son énergie, son enthousiasme et sa détermination et c'est avec plaisir que nous vous faisons découvrir aujourd'hui une Cool Mum talentueuse et vraiment super sympa !

#PORTRAIT

Delphine rêvait de faire le métier de styliste depuis son enfance. Elle commence cependant des études en sciences éco avant de rapidement se réorienter. Elle entre alors comme vendeuse chez Chanel avec comme objectif de mettre suffisamment d'argent de côté pour monter à Paris faire une école de stylisme. Au bout d'un an elle part étudier à l’Institut Supérieur Spécialisé de la Mode à Paris et travaille ensuite quelques années chez des créateurs prestigieux en tant que styliste. 

Delphine n'était pas particulièrement attirée par les robes de mariées et elle ne commence à s'y intéresser vraiment qu'au moment de son propre mariage en 2003. Elle fait alors le tour des créateurs de Paris avec sa belle-mère (qui avait trois garçons et était ravie de l'accompagner partout !) mais ne trouve rien qui lui plaise, lui corresponde ou qui rentre dans son budget. Elle décide alors de créer sa propre robe et comme celle-ci plaît beaucoup elle commence alors à dessiner et créer celles de ses copines...

Elle réalise rapidement qu'elle n'est pas la seule à vouloir une robe de mariée qui soit à la fois simple, romantique, chic et mode et qu'il y a quelque chose à faire pour "dépoussiérer" cet univers qui ne fait plus rêver. Delphine, entrepreneuse dans l'âme qui rêvait de créer sa société avant ses 30 ans, se dit qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets et se lance ! 

Elle quitte la maison Rochas, fait un petit prêt à la banque, trouve un atelier et créé sa première collection de 5 robes ! Elle tombe enceinte de son premier enfant pendant cette aventure de création et accouchera de son petit Adam quasiment en même temps que l'ouverture de son atelier/ boutique de la rue du Cherche-Midi à Paris VIème. En femme énergique et déterminée elle mène son aventure entrepreneuriale et sa maternité de front. Avec le recul elle concède qu'elle a fait les choses de manière hyper instinctive, sans se poser trop de questions. Il n'y avait pas de codes alors elle les a inventés, et surtout elle a beaucoup travaillé ! 

A ses débuts, Delphine n'ayant pas de contact dans la presse ou les magazines spécialisés, elle décide d'acheter tous les magazines, de noter les noms des journalistes et de leur envoyer à chacune son dossier de presse. Comme sa proposition était nouvelle et cassait les codes, cela plaît et interpelle ! Elle obtient ainsi son premier article dans le Madame Figaro trois semaines seulement après l'ouverture de sa boutique et rapidement elle reçoit ses premières jeunes filles qui séduites en parlent autour d'elle et grâce au bouche à oreille et à la beauté de ses créations le succès fut très rapide ! Delphine se laisse emporter par cette énergie créative. Très vite elle doit agrandir son équipe et son atelier de la rue du Cherche-Midi devenu trop petit, elle ouvre ainsi en 2008 une sublime boutique 93 rue du Faubourg-Saint-Honoré où elle emploie 15 personnes.

Depuis le succès de Delphine Manivet n'a fait que grandir et elle a étendu sa gamme aux robes de soirs, aux robes d'enfants d'honneur, aux robes de baptême... Elle multiplie les collaborations, habille les célébrités, ouvre son e-shop et développe sa marque à l'étranger. 

Son métier c'est de rendre les femmes belles. Elle déguisait ses copines en princesse en leur faisant des robes à partir d'un rien et elle a depuis faite sienne la phrase de Picasso "J'ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant". Delphine cherche à refaire une robe comme quand elle était petite fille...

Delphine est une femme entière, déterminée et inspirante avec qui nous avons passé un moment agréable et passionnant ! 

 

FÉLICITATIONS DELPHINE ET MERCI POUR CE MOMENT...  BRAVO POUR CETTE BELLE REUSSITE ET ENCORE ON L'ESPERE UN BEAU ET LONG CHEMIN POUR DELPHINE MANIVET !

 

 
 

#Tu as commencé par des études plus sérieuses, plus classiques avant finalement de faire le choix d’une école de stylisme. Quel a été le déclic ?

Je rêvais d'être styliste et plus particulièrement de faire la Saint Martins School. Mon père n'était pas franchement d'accord alors j'ai commencé des études de sciences éco. Un jour au milieu d'un amphi je regarde une intégrale immense qui prenait tout le tableau et j'ai eu un déclic : cette vie n'est pas faite pour moi. Je lâche tout et je commence à travailler comme vendeuse chez Chanel puis Valentino pour me payer des études de stylisme. Au bout d'un an je réalise mon rêve de monter étudier à Paris. C'était une période magique où je buvais les paroles de mes profs et ai fait des rencontres extraordinaires. Je faisais enfin ce dont je rêvais depuis toujours ! 

 

#Pourquoi avoir choisi de créer des robes de mariées ?

Finalement ça s'est presque imposé à moi. Je ne trouvais pas la robe qui me correspondait pour mon propre mariage alors décidé de la créer. Puis de fil en aiguille j'ai fait celles de mes amies proches. J'ai senti qu'il y avait un créneau à prendre, un style à créer et je me suis lançée.

 

 

#Comment décrirais-tu ta jolie marque en 3 mots ?

Couture, Bohème et Libre.

 

#Est-ce que tu te souviens de ta première robe créée? Qu’est-ce qu’elle t’évoquait ?

C'était une robe courte qui s'appelait Zéphira. C'était mon premier dessin. Je voulais faire des robes de mariées différentes et le court répondait bien à ça ! 

 

#Est-ce que tu as un vêtement qui t’évoque un souvenir fort ? Lequel ?

Ma robe de première communion. C'était une robe blanche avec un col et de petites poches. Je l'adorais. Je garde aussi le souvenir d'avoir aimé cette journée particulière pour le fait que tout le monde soit endimanché, très habillé, apprêté...

 

 

 

#Comment as-tu créé ta marque ? Quels défis as-tu dû relever? Qu’est ce qui a été le plus difficile ?

Le plus difficile pour moi a été gestion de la croissance. Je fonctionne beaucoup à l'instinct et je m'étais entourée principalement de gens que j'aimais. Jusqu'à 6 personnes nous étions comme une famille mais à partir de 12 les choses se compliquent. J'ai pris conscience que j'étais une chef d'entreprise et qu'il fallait manager et accompagner. Ce passage a été difficile à gérer. J'aurais aimé éviter la hiérarchie, réussir à tout gérer dans la concertation. C'est un challenge de garder son essence, son âme en grandissant.

 

#Quels conseils aurais-tu envie de donner aux femmes qui se lancent ?

De ne pas s'entourer uniquement de gens comme elles, avec les mêmes compétences mais plutôt d'aller à la recherche de profils extrêmement différents, complémentaires. Il faut s'entourer de personnes qui peuvent vous challenger et pas que de personnes qui pourraient être nos meilleurs amis.

 

 

 

 

#Ton meilleur et ton pire souvenir professionnel ?

Mon meilleur souvenir est sans conteste la création en 2013 de ma première collection couture pour mon premier défilé. J'ai travaillé avec tous les brodeurs, avec Lesage, avec de vrais artisans. Je n'avais pas de limite. C'était magique !

Mon pire souvenir ( et je le regrette encore chaque jour ) c'est d'avoir vendu ma boutique de Londres il y a 5 ans. J'avais une boutique sur Dover Street que j'adorais, un endroit qui m'inspirait et où je me sentais bien. On m'a fait une belle proposition à l'époque pour la racheter. J'ai été mal conseillée, on m'a dit que c'était une offre dingue qui ne se reproduirait pas et j'ai cédé... 1 mois plus tard APC, Acné et Louboutin se sont installés dans la rue qui est devenue une des plus chères de Londres. Ma boutique vaut désormais 3 fois le prix auquel je l'ai cédée.

Je regrette tellement ce choix ! J'ai vendu un endroit que j'adorais, auquel j'étais très attachée et en plus trop tôt...

 

 

#Où trouves-tu ton inspiration ? Comment est-ce que tu te renouvelles ?

Tout m'inspire. Les femmes dans la rue, une expo, une musique, la nature, une odeur, un lieu. Je suis très kinesthésique. J'ai du mal à canaliser mon imagination et mon émotion.

 

#Quels sont tes prochains projets pro ? Tes rêves ?

En ce moment mon gros projet de développement ce sont les US. Une de mes anciennes mariées est entrée au capital de la marque depuis 5 ans et nous travaillons ensemble pour développer la marque là-bas. J'ai également un joli projet de collaboration en cours avec la Redoute avec un trousseau de baptême. Je souhaiterais également lancer une collection homme. Je mène tout ça de front avec mon développement à l'international.

 

#Ton icône, ton modèle, la femme qui t’inspire ?

La femme qui m'inspire le plus est Niki de Saint Phalle. A la fois pour son oeuvre et pour ce qu'elle est : une artiste, une femme, une maman, une amoureuse. Elle était ample, grande, sans compromis.

 

 

#Comment concilies-tu vie pro et vie perso ? Quels sont tes secrets, tes astuces ? Comment te ménages-tu des moment clés avec tes enfants ?

J'adore les rituels et les moments de qualité. Quand on est entrepreneur ou artiste il n'y a pas de temps mort et on travaille en permanence. Donc quand je suis avec eux je coupe mon téléphone. Quand ils étaient petits j'avais un rituel le soir, ils mettaient leur jolis pyjamas, je les coiffais bien, les parfumais. Ils étaient impeccables, je leur transmettais ce plaisir d'être propre sur soi même à la maison.

Depuis cette année les horaires sont différents entre le collège et le primaire. J'ai donc des instants privilégiés en tête à tête avec chacun d'entre eux. Le lundi et le mardi je prends le petit déjeuner avec Brune et avec Adam les 3 autres jours. J'aime ces moments du matin, les enfants sont vifs, en éveil ils se livrent plus. J'aime prendre ce temps avec eux, noter leurs petites phrases...

 

#Quelles sont les valeurs clés que tu souhaites leur inculquer ? Les choses sur lesquelles tu ne transiges pas et celles sur lesquelles tu lâches un peu plus ?

J'apprend à mes enfants à avoir peur mais à ne pas avoir peur ! Et le sens du travail et de l'effort. Il faut beaucoup de travail pour y arriver, ça n'arrive pas tout seul.

 

 

 
 
 
 
 
 

 

#LES GOOD TIPS DE DELPHINE

#Quel parfum portes-tu?  

Je suis une fan de la première heure de la marque Nuxe. Je mets l'huile depuis des années et je porte désormais le parfum que j'adore. Il plaît beaucoup à mon amoureux et à mes enfants qui ne supportent pas quand je change de parfum. Je suis très sensible aux odeurs qui me rappellent des souvenirs ou des moments. Une odeur désagréable peut m'empêcher de créer !  

 

#Quels sont tes produits de beauté fétiches ?

Je me maquille peu, pas de fond de teint et je porte plutôt de la poudre libre et de la poudre bronzante. Je suis très Laura Mercier pour le maquillage. J'adore les baumes à lèvres et après les avoir quasiment tous testés je ne quitte plus le baume à lèvres Lierac. J'aime et je porte la Crème de la Mer depuis le premier pot que l'on m'a offert il y a 10 ans. C'est une crème incroyable qui permet de faire des massages particuliers qui repulpent la peau.

 

 

 

#Sport, no sport ? Détox ? Secrets de forme, secrets minceur?

C'est très aléatoire, je ne suis pas régulière dans ma manière de pratiquer. J'alterne les périodes où je fais beaucoup de sport (jusqu'à 4 fois par semaine) et les périodes où je ne fais rien. Je fais du pilates, du yoga et du renforcement musculaire. Quand je suis à New-York (j'y suis une fois par mois) je fais du Soul Cycle.

Je ne fais jamais de régime, ça demande de prévoir s'organiser... En revanche par moment je jeûne. Sans forcement faire exprès. 

 

#Pour relâcher la pression? Où trouves-tu le calme?

Je file au moins 2 fois par mois dans ma maison en Normandie, mon havre de paix où j'aime me ressourcer. Il n'y a pas de réseau donc c'est une déconnexion forcée pour tous. Souvent mes amis râlent au début et finalement tout le monde s'en accommode. On réapprend à vivre au rythme de la nature , on fait des grands feux de bois, on vit dehors. J'ai acheté cette maison 2 ans après avoir commencé à travailler dans la mode. C'est un milieu spécial, dans lequel on est très sollicité et j'avais besoin d'un endroit où décompresser

 

 

#Quelles sont tes bonnes adresses kids-friendly ?

Mes hôtels coups de coeur : 

Le Domaine des étangs à Massignac : le plus bel endroit du monde. C'est immense et c'est une vraie expérience esthétique pour les enfants.
Comme hôtel je recommande le Pig Hotel à Londres qui est très kids friendly.

 

Mes restaurants fétiches :

Quand je suis à Paris j'habite dans 3ème et avec mes amis du quartier qui ont des enfants on aime aller au Charlot ou au Marché des Enfants Rouges.
Quand je suis à Londres on adore l'Amuse Bouche qui est juste à côté de chez moi et qui a une terrasse très kids friendly.
Pour un déjeuner avec une amie : le bistrot Vivienne que je trouve hyper chaleureux ou le Bachaumont où je fais souvent beaucoup de rendez-vous.
Pour un dîner de copines : le Clover Grill.
Pour un dîner en amoureux : l’Atelier Robuchon à Saint Germain. J'adore tout ce qu'il fait et j'aime être installée au bar. 

 

Merci à notre photographe Alexandra MEURANT pour ce superbe reportage et à l'Hôtel LE PIGALLE de nous avoir accueillies.

DELPHINE MANIVET

HÔTEL LE PIGALLE
28, rue Saint Roch, 75001 Paris

Valerie Kaykac