#011 "Maman je croyais que les monstres ça n'existait pas?"

#011 "Maman, je croyais que les monstres
ça n'existait pas ?"

 

#TEASING : 

Pour être honnête, ce n'était pas facile de venir au bureau ce matin avec la bonne humeur habituelle. Même la porte de The Family où Mumday Mornings partage ses bureaux était fermée, cette grande famille, ce lieu magique qui respire la joie, doté d'une incroyable énergie, semblait avoir pris un coup à son âme.

Nous avions des nouveaux "Good Tips" à vous donner, des nouvelles histoires à vous raconter, une nouvelle "Cool Mum" à vous présenter. Simplement ce matin, on avait envie de vous dire autre chose.

Parce que nous ne pouvions pas faire comme si rien ne s'était passé. On pense très fort aux victimes et à leurs proches. 

On pense à vous et on espère du fond du coeur que vous allez bien, vous mamans, mais aussi vos familles et vos amis.

On pense que maintenant, plus que jamais, il faut se serrer les coudes. On pense que faire la fête, aller au restaurant et s'amuser avec les copains et profiter de nos kids, sont parmi les plus belles choses de la vie...Ce week-end c'est un peu comme si la vie s'était arrêtée, comme si nous avions perdu le goût des choses, envie de ne rien faire, scotchés à BFM, ITÉLÉ, nous avons passé notre week-end à zapper.

Les enfants étaient là, et quand Paola 7 ans arrive dans notre chambre samedi matin et nous demande : " Pourquoi il y a des camions de pompiers partout à la télévision, pourquoi je vois les policiers et des docteurs ?" : nous sommes restés perplexes. 

Comment raconter, expliquer, décrire l’indicible, l’incompréhensible, l’inexplicable à des enfants, qui attendent de nous une parole digne d’un épilogue heureux de conte de fée.

Il a fallu trouver les mots... Les copains sont venus déjeuner à la maison - pas envie de sortir - Amour est juste allé acheter des poulets grillés et des salades - les rues étaient vides - nous avions juste envie d'être tous ensemble, il y avaient des kids partout, ils n'avaient pas l'air bouleversés, ils jouaient pendant que nous les parents nous ne parlions que de ça, avec la télévision qui restait allumée...

Que fallait-il dire ? Quels mots fallait-il employer ? Fallait-il d'ailleurs parler de ça ? Etait-il nécessaire d'ouvrir la discussion sur le sujet ? Sont-ils au courant ? Que savent-ils ? Comment le savent-ils ? Qu’ont-ils compris ? Nous étions tous dans le même dilemme et nous posions tous la même question, malgré les différences d'âge de nos kids.

Inévitablement, ils devaient comprendre... comprendre pourquoi nous n'avions pas mis le pied dehors du week-end sauf dimanche pour aller déjeuner chez d'autres copains, comprendre que Papa et Maman étaient beaucoup devant la télévision....qu'ils étaient tristes, pas comme d'habitude. L’imagination des enfants travaille beaucoup. Ils se représentent parfois des choses qui sont à mille lieux de ce que nous, adultes, imaginons. 

Jusqu'à l'âge de 7 ans, il n'est pas sûr que l'enfant s'arrête forcément sur les images qu'il peut voir. Il les verra sans vraiment les comprendre. En fait, c'est la charge émotionnelle que lui confèrent parents et médias qui va attirer son attention. Par exemple, si les parents semblent très émus, l'enfant commencera à poser des questions. À partir de 7 ans, les enfants sont plus au fait de l'actualité, ils y sont habitués, c'est pourquoi il faudra prendre le temps d'expliquer davantage.

Lorsque les enfants sont soumis à des stimuli qu'ils ne peuvent pas traiter seuls, cela génère de l'angoisse. Il est clair que la télévision est une source de stress si les enfants sont livrés à eux-mêmes. Comprendre intellectuellement ne veut pas dire comprendre émotionnellement. Les enfants ne sont pas des adultes miniatures, ils ont besoin d'être accompagnés et rassurés.

Parce que Mumday Mornings est aussi là pour vous aider du mieux qu'elle peut, vous trouverez une sélection des meilleurs articles sur la question et les petits résumés pour chaque publication, qui vous permettront en tant que maman de comprendre au mieux ce qu'il faut dire et comment réagir avec vos kids.

Mumday Mornings aime toutes les mamans de la terre, en fait Mumday Mornings aime tout le monde, parce que c'était notre voisin en terrasse, l'ami d'une amie dans la salle de concert...

#MumdayMornings #PrayforParis #Prayforallthevictims #Prayforabetterword #SpeadLove #hope 

 

#GOOD TIPS : 

LES IMAGES DE GUERRE AU COEUR DE PARIS : COMMENT EN PARLER AUX ENFANTS ?

Geneviève Djenati, psychologue clinicienne et psychothérapeute du couple et des familles nous explique que tout le monde est concerné par cette tragédie.

Face à ces images terrifiantes, la psychologue spécialiste de la famille conseille dans un premier temps de parler et de ne pas exposer les enfants à la télévision
Selon elle, il faut que les parents se donnent un peu de temps et éviter le contact des enfants avec des images trop violentes, comme celles de corps ensanglantés.
Pour les petits Parisiens, la situation est bien plus angoissante car ils se sentent proches du danger. Mais dans ce genre de situations extrêmes, les distances n'ont plus de sens pour les enfants, le monde se rétrécit. Les adultes doivent avoir un discours rassurant sans les angoisser.

Ils peuvent par exemple leur expliquer que les militaires et les policiers qui patrouillent dans les rues, sont là pour nous protéger.

LE FIGARO MADAME.FR

 

ATTENTATS À PARIS : COMMENT EN PARLER AUX ENFANTS ?

Jean-Luc Aubert, psychologue, spécialiste de l’enfant et de l’adolescent, donne des pistes aux parents sur la manière d’aborder la question en famille.

Selon lui, il est préférable, auprès des plus jeunes, de rester simple, et de résumer les principaux faits. Avant l’âge de l’école primaire, il est inutile d’en dire plus. A un moment ou à un autre, à l’extérieur du foyer, l’enfant en entendra davantage. On pourra, alors, rouvrir la discussion à la maison, mais en évitant autant que possible de devancer les questions.

On peut par exemple, leur expliquer que ces attentats sont le fait de personnes « très très très malades », qui ne vont « vraiment pas bien du tout ». Qu’elles s’en prennent à d’autres pour des raisons que même les adultes ne comprennent pas toujours. 

Il vaut mieux toujours privilégier la « parole vraie » : être dans la parole la plus juste possible permet de maîtriser l’angoisse. Il nous explique que les enfants n’auront peur que s’il ressentent de la peur autour d'eux. C’est du côté des parents qu’il y a une forme de sérénité à atteindre.

LE MONDE.FR

 

ATTENTATS À PARIS : QUE DIRE AUX ENFANTS ? 

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Claude Halmos, psychanalyste nous donne ses réponses. Selon lui, il très important que tous les parents parlent avec leurs enfants, dès la maternelle. Parce que tous ont forcément entendu parler de ce qu’il s’est passé. Dans le bus, dans la cour de récréation, à la sortie de l’école quand les parents discutent, ou parfois directement en classe.

Les enfants sentent l’angoisse des adultes. La parole des parents est un cadre à l’intérieur duquel peuvent s’inscrire les informations qu’ils entendent ici et là. C’est ce qui leur permet de ne pas être submergés, envahis, et de pouvoir en faire quelque chose. Même si l’enfant n’aborde pas du tout le sujet de lui-même, il faut l’amener à en parler, et il faut surtout l’écouter, dans un premier temps.

Il faut lui raconter les faits, le plus sobrement possible, en évitant les détails et tout ce qui pourrait prêter à encore plus d’images effrayantes que l’enfant se fabriquerait, en leur expliquant deux choses :

- D’abord que tout cela est horrible, épouvantable, mais que pour montrer notre désaccord avec ces atrocités, nous nous mobilisons. Que de nombreuses personnes se rassemblent dans la rue, qu’elles allument des bougies, qu’elles apportent des fleurs... Il faut leur montrer les photos de cette mobilisation;


- La deuxième chose, c’est de leur expliquer la mission des forces de police, le renforcement du plan Vigipirate. Leur dire que tous les policiers ont pour mission d’assurer, encore plus qu’avant, la sécurité des gens.

Et les méchants alors ? Ce ne sont pas des super-héros, ils n’ont pas de superpouvoirs. Ils ont juste voulu faire la guerre avec leurs gros fusils, mais ce qu’ils ont fait est inacceptable. La police va les attraper, et ils vont aller en prison. C’est ce qui permet à l’enfant de faire la différence entre son imagination et la réalité.

PSYCHOLOGIES.COM

 

LES ERREURS À EVITER ABSOLUMENT QUAND ON PARLE DES ATTENTATS DE PARIS À SES ENFANTS

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Gisèle George est pédopsychiatre nous donnent quelques ingrédients indispensables pour essayer de répondre aux inquiétudes de nos kids.

Selon elle, il ne s’agit plus de rassurer mais de stimuler la résilience des jeunes et ainsi les aider à surmonter ce traumatisme humainIl s’agit de protéger d’une peur paralysante, d’une colère qui appelle à vengeance, d’un sentiment d’insécurité inhibiteur. C’est en ayant cet objectif, que les parents retrouveront leur compétence de protecteur et les "mots pour le dire".

Très schématiquement, les enfants de moins de 7 ans s’inquiéteront sur le non-retour à la vie terrestre des personnes tuées et sur le comment leurs enfants pourront survivre sans leur parents; les 7-13 ans sur la non prédictibilité des dangers; les ados sur le pourquoi et le comment continuer à vivre malgré l’issue finale fatale.

D’abord, il faut se rendre compte de la réactivation de ses propres angoisses existentielles et les partager, à l’identique de l’enfant, avec l’entourage affectif adulte. Plus calme, il faut faire confiance aux liens d’attachement qui unissent de façon singulière un enfant et son protecteur. Ils permettent de choisir parmi l’afflux d’informations médiatiques entourant les événements de ce week-end, celles qui apparaissent comme les plus en conformité avec les valeurs parentales et les besoins de connaissance des enfants

Dans le cadre d’évènements aussi terrorisants que les attentats, les seuls informants crédibles pour les jeunes sont leurs protecteurs. La difficulté est de maintenir un objectif cohérent : les aider à affronter émotionnellement la situation. Ecoute, partage, accompagnement, confiance mutuelle permettront aux adultes de trouver "les mots pour le dire".

ATLANTICO.FR 

 

ATTENTATS DE PARIS : LES BONS MOTS POUR EXPLIQUER AUX ENFANTS 

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"C'est vrai que la France, en fait, elle est en guerre ? " "Est-ce que les terroristes ils peuvent venir dans notre maison ?" 

Pour nous aider à parler de ces évènements du 13 novembre qui nous saisissent tous, la rédaction d’Astrapi nous propose un livret de deux pages. Il permet d’expliquer les attentats à de jeunes enfants, à partir de 7 ans, avec des mots simples, adaptés aux plus jeunes qui ressentent bien la tension suscitée par cette actualité dramatique. Tous les parents sont invités à télécharger le livret qui est très pédagogique.

BAYARD JEUNESSE

 

QUELQUES VIDEOS QUI VOUS AIDERONT A PARLER AUX KIDS ...

 

#ET SINON :

On se serre dans les bras, on se fait des câlins, on se dit qu'on s'aime, on chante, on danse, on rigole, on colorie, on raconte des histoires...On continue de vivre, et on profite des gens qu'on aime, de ses kids, et surtout on relativise, on se dit que la vie peut s'arrêter brutalement et qu'elle est belle malgré nos petits problèmes.... PARIS, MOI JE T'AIME

On fait des coloriages avec les kids, on leur achète leur super Coloriage Géant de la ville de Paris et on leur explique l'histoire des monuments, les symboles de notre France que l'on aime tant et de la capitale : Paris ...

9,90 euros

RÊVE DE PAN 

 

On leur offre le superbe livre LES MONUMENTS DE PARIS EN PAPER TOYS aux éditions AUZOU, et on construit avec eux la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe et autres monuments historiques symboles de la ville de Paris. On leur lit l'histoire de chaque monument en question qui est très bien expliquée dans le livre ....

9,99 euros 

JE PROGRESSE

Un joli CD avec un livre illustré avec des jolies chansons sur Paris pour les enfants... Dans un univers musical swing, Domitille et Amaury revisitent avec élégance les chansons intemporelles des années 40-50. Les plus belles chansons de notre patrimoine : Jacques Prévert, Henri Salvador, Mireille, Jean Sablon, Charles Trenet…

16 euros

BALLADES ENFANTINES

Constance de Schompré